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L'histoire du maquillage

Pas de maquillage au cours de la Préhistoire,les femmes se contentaient de tresser leurs cheveux dans des coiffures complexes. Etait-ce pour obtenir les faveurs du chef de clan ? On ne nous a pas laissé de témoignage précis sur le sujet…
Mais nous savons, grâce aux fouilles archéologiques, que les premières pratiques de maquillage sont apparues avant 5000 ans av.JC.
 Les égyptiens ont inventé des produits à base d’huiles et d’herbes aromatiques pour protéger leur peau de la déshydratation et du soleil. C’est ensuite qu’ils ont commencé à maquiller leurs visages mais aussi leurs corps.
Le maquillage était d’abord utilisé par les prêtres qui appliquaient des préparations à base d’ocre jaune pour paraître ‘dorés’. La femme égyptienne, elle, appliquait du khôl noir pour tracer un cercle autour de ses yeux. Cette substance protégeait des agressions du vent et du sable. Un collyre était déposé sur les cils et les sourcils. Des plantes médicinales, des extraits minéraux (turquoise) et des métaux (oxydes de cuivre ou de fer) étaient broyés pour obtenir différentes nuances allant du bleu au vert en passant par le rouge, le violet… Elle mettait du rouge sur ses joues, du blanc pour cacher son bronzage, du bleu pour suivre le tracé de ses veines et aussi du henné rouge sur la paume de ses mains dont les ongles étaient polis. On écrit les premiers ouvrages sur l’art de se farder. 
En Grèce, le maquillage fut d’abord interdit et réservé aux courtisanes. On cherchait l’harmonie du corps et l’accent fut mis sur l’hygiène avec les bains parfumés. On se lavait les dents et les cheveux.
Puis, des fards ont fait leur apparition. Malgré les réserves émises par Galien, on utilisait du blanc de plomb (céruse) pour montrer une peau claire.On mettait aussi du rouge sur les joues, de la terre rouge pour les lèvres, du safran et des pétales de rose broyés sur les paupières, les couleurs du soleil ! Le naturel et la discrétion étaient de mise ! On appliquait de la suie sur les cils. Les sourcils devaient former un demi cercle unique et étaient donc reliés par un trait. 
Cette mode continua à Rome. Puis, les femmes employèrent des aiguilles qu’elles trempaient dans du fard noir pour maquiller leurs paupières. Les produits commençaient à se mélanger avec des substances telles que les escargots séchés ou les excréments de crocodile (à appliquer sur le visage, bien entendu !). La mise en beauté des femmes était quotidienne : toilette soigneuse, coiffure, maquillage…
On parle de teint clair voire blanc dans toutes ces civilisations et le Moyen Age continua d’appliquer ce critère de beauté. Le maquillage est l’œuvre du diable et de toute façon, les chevaliers préfèrent les belles chevelures, qui doivent être blondes ! Les nobles n’ont pas hésité à enduire leur cheveux d’onguents préparés à base de cendre de hérisson, de sang de chauve-souris, d’arsenic, de chaux vive (attention aux dosages !), de décoctions de lézards verts… L’imagination des sorcières au service des canons de beauté de l’époque !
A la Renaissance, fronts épilés, chevelures blondes, incrustées de pierre et de perles, firent fureur ! Les méthodes pour embellir les cheveux d’un blond dit ‘vénitien’ avaient évolué. On mélangeait du safran et du citron et on exposant le haut de sa tête (au moyen d’un chapeau sans calotte) au soleil. Le reste du corps restait caché sous des voiles pour ne pas hâler son teint. On continuait d’utiliser les mêmes produits toxiques qu’au Moyen Age et bien des peaux ne résistaient pas à leur rognure…On rougissait ses lèvres et, touche suprême, le bout des seins !
Puis, ce fut de nouveau le règne de la pudeur et de l’austérité, la coquetterie étant l’affaire du diable !
Le XVIIème, siècle de toutes les grandeurs, fut abstinent en matière d’hygiène (seulement !). Pour cacher les dégâts de la crasse et ceux des odeurs générées du même coup, les fards s’imposèrent ! Qui aurait osé se présenter à la Cour sans fards ni parfums ? Le maquillage et les coiffures extravagantes étaient les signes de reconnaissance du rang et de la richesse du personnage!
Les empilements malheureux des couches de maquillage donnaient la plupart du temps un résultat assez repoussant. On n’avait pas encore abandonné la céruse de plomb toujours aussi dangereuse pour la santé …
Au XVIIIème siècle, on se maquillait même pour dormir ! C’était la folie du rouge. On songeât même instaurer un nouvel impôt! La fin de ce siècle-là marquait pourtant le retour du naturel.
Le XIXème siècle continua sur cette lancée et pour garder un teint clair, les femmes ne mettaient plus de rouge. La céruse de plomb est enfin remplacée par la poudre de riz parfumée ! Le maquillage vif était devenu la parure des actrices ou des prostituées. Les Romantiques montrent leur beauté ténébreuse et mélancolique sous des fards au safran et avec une touche d’encre bleue pour des cernes de désespoir.Il faudra attendre le début des années folles puis les congés payés pour que les femmes laissent le soleil leur donner ‘bonne mine’. Mais de nos jours encore, on cherche à garder le teint ‘clair’ signe de bonne santé et de respect de sa peau. Heureusement, les cosmétiques tendent à ‘soigner’ nos imperfections plutôt qu’à tenter de nous empoisonner doucement, même si nous acceptons encore de souffrir pour être belles, il y a des limites !

 

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1 Le Samedi 18 Aout 2007 à 17:34 GMT+2, par Jacky

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